Près de 1800 kilomètres aux compteurs des voitures pour un périple dans le sud de la France.

Est-ce ça valait le coup ? Nous vous laissons juges avec le compte rendu ci-dessous du périple du Vettac  au Roc d’Azur 2019 :

Arrivée le jeudi après midi 15 H. Beau temps, hébergement dans un mobil home d’un camping  à 3 Km de la ligne de départ. C’était un peu les vacances.

Nous étions très bien installés avec, pour l’anecdote, une équipe officielle Allemande juste derrière notre camp de base avec table de massage, cuisinier, mécanos, compresseur qui démarre à 6H, etc…. Presque comme l’organisation Vettac. Sauf que ce sont eux qui ont gagner le Roc marathon du vendredi. Le team Vettac, engagé sur la même course, partait dans la 5ième vague, avec moins de  chance !!!! Sinon….

Après avoir retiré nos dossards et nous être installés dans notre camp de base, nous avons fait une première reconnaissance des lieux : Un salon du vélo gigantesque, une organisation ASO de pro, 1700 bénévoles, 19 400 participants à une ou plusieurs épreuves pendant 4 jours. Les hélicos qui tournaient au-dessus de nos têtes. Le speakeur  qui animait tout ça. Un autre monde que celui de nos randos locales habituelles en Touraine….

De retour au camp de base pour le diner, (Pates bien sûr au programme) nos 2 jeunes équipiers, Louis et Léandre, étaient déjà crevés (leurs pneus) ce qui entrainera une moquerie générale en nous demandant ou ils étaient passés. Changement de chambre à air pour eux.

Ce n’était  que la première d’une très longue liste….

Le lendemain matin nous étions sur le pied de guerre pour le départ du Roc Marathon à 8H 30.

En arrivant en pré grille nous avons été surpris de voir des tas de participants porter leurs vélos…. Jusqu’au moment ou nous avons découvert de curieuses bouloches sur les pneus. Bien sur, en tirant sur les bouloches, ça faisait choufff de partout. Le latex gicle et c’est la panique. Les trous de mon vélo se bouchent instantanément  sans même devoir regonfler ce qui n’est pas le cas de tous, complètement à plat pour certains.

En secours les organisateurs avaient installés un stand réparation des crevaisons devant la ligne de départ. Ils étaient débordés…

En cause des petites épines très dures dans des mini chardons présents dans l’herbe. J’ai relevé entre 30 et 40 impactes sur chacun de mes pneus en fin de séjour… Sans avoir à regonflé pour ma part ce qui n’était pas le cas des pneus avec chambre à air pourris en 3 secondes par 10 trous en même temps. Les gens de Hutchinson ont fait fortune…. A chaque départ il restait plusieurs concurrents sur place en train de regonfler ou changer les chambres, une horreur !

Nous avons quand même réussi à prendre un départ groupé à 5. Nous n’avons ensuite plus été inquiétés car le sol est vite devenu pierreux. OUF !

Départ rapide mais sans plus car nous étions en première ligne ce qui nous évitait les bouchons. Bonne idée de ceux qui l’on déjà fait…

Après 4 Km la première grimpette et la séparation du groupe en 2.

Pour faire simple je résumerai les 86 km à :

Un environnement magnifique, beaucoup de poussière mais une bonne adhérence, de la chaleur, un terrain de jeu exceptionnel bien loin de nos standards habituels.  De très bons ravitos (8 ou 9 au total) mais un abus de boissons énergétique a fini par nous retourner vers de  l’eau claire plus digeste. Des postes de secours tous les 5 km (pompiers et 4×4 sur les chemins), des motos en appuis des secours et l’hélico de la sécurité civile au cas ou. Un panorama parfois grandiose. Nous avons été photographiés des dizaines de fois ( 92 magnifiques Photos dispo pour ma part avec mon N° de dossard)

Mais aussi et surtout :

Des montées longues, parfois très dures ou très cassantes, voir même à pieds. 2400 m de dénivelé au total.

Des descentes souvent très compliquées. Longues, très techniques, très pentus, franchement ‘’casse gueule’’ pour certaines.  Laurent s’en ai bien tiré avec un VTT mieux adapté et sa technique en descente. Didier baissait sa selle à chaque descentes  ce qui lui a permis d’être plus en confiance.

Vincent et Jean Mi sont restés prudents. Moi j’ai joué les casse coup pendant un temps….une première chute sur le genou m’a calmée et une deuxième en m’écrasant la cuisse contre un arbre m’a franchement rafraichie. S’en est suivi une longue séance de pédalage à allure réduite, mètre après mètre et nous n’étions qu’à mi-parcours….  DUR !   

Vincent bien en forme dans les montées, accompagnés de Laurent, très alerte  dans les descentes, sont partis devant.

Je suis resté intercalé et ai trouvé les ressources, je ne sais ou, pour aller au bout. A 15 Km de l’arrivée la forme était revenue, le moral aussi et le mal à la tête prononcé s’en ai allé voir ailleurs. 8 heures de pédalage effectif environ à l’arrivée. 

Didier est arrivé ensuite en ayant pris son temps pour faire des photos, baisser puis remonter sa selle plusieurs fois, discuté avec les organisateurs. C’est le seul à l’avoir fait en mode ‘’découverte/Loisir’’ comme nous l’avions tous prévu avant le départ et que nos bonnes résolutions s’envolent avec le lâcher du drapeau…

Jean Michel fermait la marche du Vettac bien fatigué lui aussi d’un effort quand même très élevé et long surtout pour les anciens que nous sommes.

Mais nous étions tous Finisher, fiers et super contents de l’être, crasseux mais heureux !

Du coup notre organisateur en chef, Laurent, a acheté une tropézienne pour fêter ça car nous l’avions bien mérités après nos traditionnelles pâtes du soir + des grillades à la plancha quand même.      

Pendant cette journée, nos 2 jeunes, accompagnés de Bruno, avaient fait le salon et remplacés au moins  5 chambres à air sur les vélos….

Le lendemain nous les avons encouragés sur leur ligne de départ pour un 50 Km / 1000 M

Louis et Léandre ont été très bons comme prévu et Bruno  a bravé la difficulté sans fléchir ce qui est tout à son honneur compte tenu de sa faible pratique du VTT.

Le reste de la bande à parcourue le salon, grandiose, pour voir les nouveauté 2020.!!!

Le soir fut une nouvelle fois la fête et nous avons remis le couvert autour d’une Tropézienne. 

Retour le dimanche sans souci autre que des jambes biens lourdes !

Conclusion : Le Roc d’Azur c’est le Saint-grâle  du VTT , le truc qu’il faut absolument faire, plein les yeux, pleins de souvenirs, un truc hors normes.

Peut-être choisir de faire 2 sorties en 4  jours de moindres distances pour en profiter un max au lieu du marathon qui est quand même bien difficile.

Mais sans regret aucun, car nous l’avons fait !    

Un super bravo et merci à Laurent qui nous avait organisé ça aux petits oignons  comme d’habitude.

Merci à Jean Mi qui fut notre cuistot attitré.

Bravo à nos 2 ‘’gamins’’ qui furent super sympas.

A Bruno et Glolo nos voituriers.

A tous pour votre bonne humeur

C’était réellement bien !

Jean-Luc, un président heureux

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